Flux d’infos été 2022

Comment sauvegarder les forêts  ?

Entre incendies, vagues de sécheresses et industries, les forêts françaises sont en première ligne face au réchauffement climatique. Pourtant en Gironde par exemple, seules  13 communes ⤻  sont dotées de Plans de prévention du risque incendie de forêt (PPRIF).

Un enjeu majeur au regard des impacts positifs des forêts dans la régulation des températures, du régime des eaux, de protection des sols, pour leur rôle de stockage de carbone aérien et souterrain en forêt (130 Mt CO2/an, soit 28 % des émissions françaises) et leur écosystème complexe favorable à la biodiversité.

Les forêts sont aussi une source de production de biens renouvelables et alimentent une filière bois représentant près de 400 000 emplois. Mais si la forêt s’est accrue en France, la filière du bois-énergie fait planer la menace d’un déséquilibre aux détriments de la production de bois d’œuvre avec une industrie qui vient rompre leurs fonctions de stockage carbone.

L’inventaire réalisé par IGN France https://inventaire-forestier.ign.fr/IMG/pdf/memento_2021.pdf ⤻ en France métropolitaine fait état d’un taux de boisement (rapport entre la superficie forestière et la superficie totale du territoire)  s’élevantà 31 %, mais cette moyenne masque néanmoins de fortes différences départementales.

– 7 départements ont un taux de boisement < à 10 % : la Manche, la Vendée, la Mayenne, le Calvados, le Pas-de-Calais, la Loire-Atlantique et les Deux-Sèvres,

– 6 départements ont un taux de boisement > à 60 % : Corse-du-Sud, Var, Landes, Alpes-de-Haute-Provence et Alpes-Maritimes,

– Les 3/4 de la forêt française métropolitaine (12,7 millions d’hectares) appartiennent à des propriétaires privés. Dans l’ouest de la France, la part de la forêt privée est nettement plus élevée que la moyenne nationale et dépasse 90 % pour les régions Pays de la Loire, Nouvelle-Aquitaine et Bretagne,

– Près de la moitié de la forêt française est constituée de peuplements monospécifiques (soit 7,2 millions d’hectares), les forêts du nord-est de la France et du Massif central sont les plus diversifiées. À l’opposé, le massif landais est un grand massif de peuplements monospécifiques de pin maritime.


L’OFB ⤻ (Office Français de la Biodiversité) : Si la forêt gagne du terrain tous les ans en France métropolitaine, les forêts anciennes, c’est-à-dire présentes depuis au moins le milieu du XIXe siècle, régressent. Les habitats forestiers sont relativement moins dégradés que d’autres milieux, mais seuls 1/5 d’entre eux est considéré comme en état favorable de conservation. Les sécheresses du sol et de l’air ont des répercussions sur la vitalité des forêts qui subissent un dépérissement massif, les arbres se dessèchent, sont affaiblis et attaqués par des insectes ravageurs. D’ici dix à trente ans les aires de répartition du hêtre et du chêne vont fortement diminuer et dans cinquante ans plus de la moitié de la forêt française sera modifiée avec le remplacement des espèces locales par des espèces exotiques plus adaptées au futur climat.


Dans le Grand Entretien, sur France Inter ⤻ Francis Martin, microbiologiste spécialiste de la forêt alerte  « Une proportion significative des arbres est en train de mourir ».


Les risques incendies, où en sommes nous ?

 

graphique 1
graphique 2

 

Le système d’information européen des feux de forêts (Effis) enregistre depuis 2006 les incendies détectés par les images satellites du programme d’observation Copernicus (cf graphique 1). En France, la surface forestière brûlée au 20 août 2022 est de 62 154 hectares, soit 7,4 fois plus que la moyenne sur la période de 2006 à 2021(cf graphique 2). Source EFFIS 2022


Les incendies des forêts ont une rétroaction positive (=amplificatrice) sur le climat, les feux relarguant des tonnes de gaz a effet de serre dans l’atmosphère induisant un réchauffement additionnel, comme l’illustre l’animation de  @CopernicusECMWF réalisée par Mark Parrington (@m_parrington) le 12 Aout 2022 :  le transport de fumée à longue distance de la combustion massive au Portugal et dans le sud-ouest de la France illustré par les valeurs élevées ( > 150ppb) de monoxyde de carbone à 850 hPa (~1,5 km)  —


Dans certains cas, ce constat est un plus nuancé : « Plus la forêt a une grande biodiversité, plus elle est résiliente aux catastrophes« . Selon l’étude publiée jeudi 1er septembre dans la revue Remote Sensing of Environment, l’impact des gigantesques feux de forêt en Australie de 2019-2020 est nul en termes d’émissions de CO2. La totalité des émissions de carbone a été réabsorbée en un an par la végétation qui a poussé rapidement. Cette bonne nouvelle n’est pas transposable aux incendies français de cet été selon Jean-Pierre Wigneron, directeur de recherche à l’Institut national pour la recherche en agriculture, alimentation et environnement (Inrae) et co-auteur de l’étude. La forêt de pins dans les Landes a une diversité très faible, elle est presque uniquement composée de la même espèce de pin maritime.


La montée des risques s’accroit dans un contexte de baisse significative des effectifs dédiés à l’adaptation des forêts sur la période 2014-2021


Dans une tribune publiée sur le Monde le 28 août 2022 ⤻ , Sylvain Angerand, Ingénieur forestier et coordinateur de l’association Canopée appelle à une remise à plat de la filière bois :

« L’empressement à vouloir planter des arbres est, avant tout, une stratégie de communication destinée à rassurer l’opinion publique en donnant l’illusion d’une maîtrise de la situation et d’un retour rapide à la normale. Mais c’est aussi l’aveu d’une profonde incompréhension de la part de la puissance publique des enjeux forestiers ⤻, car planter des arbres n’est pas toujours le choix le plus avisé. Surtout après un incendie, il est le plus souvent préférable de laisser la forêt se régénérer naturellement. Une option plus efficace et moins coûteuse dans de nombreuses situations. »


Les outils disponibles en matière d’aménagement du territoire sont peu ou mal mobilisés dans le massif landais.

Seules 13 communes sont dotées de Plans de prévention du risque incendie de forêt (PPRIF). Établis sur prescription du préfet, ils peuvent interdire les constructions nouvelles dans les zones les plus à risque, les subordonner au respect de certaines mesures de sécurité et même imposer des travaux de sécurisation des constructions existantes. Mais beaucoup d’acteurs du massif landais, à commencer par de nombreux maires, ont jusqu’à présent considéré l’outil comme trop contraignant car contrariant de façon excessive les projets d’urbanisation. Sans que l’État fasse preuve non plus d’une grande volonté à les voir se généraliser.

Références : theConversation, [en ligne], 29/06/2022, Type : Article, consulté le 14/09/2022 – URL : https://theconversation.com/lurbanisation-anarchique-facteur-aggravant-des-incendies-dans-les-landes-188619


21 mesures pour accompagner l’évolution des forêts aux dérèglements climatiques

Dans le rapport daté de 2020 intitulé Les forêts en crise ⤻ , 6 ONG( Humanité & Biodiversité, France Nature Environnement, Ligue pour la Protection des Oiseaux, Comité français de L’UICN, Réserves Naturelles de France, Fondation WWF) proposent 21 mesures pour accompagner l’évolution des forêts aux dérèglements climatiques.

Parmi les propositions clés : Instaurer par la loi un document unique, de portée réglementaire (décret), valant volet forestier de la S.N.B.C., du P.N.A.C.C. et de la Stratégie nationale de biodiversité (SNB) ; Créer une instance de concertation (“conseil territorial des forêts”) aux échelles régionale ou locale appropriées ; Renforcer la présence des associations dans la gouvernance de l’O.N.F. et du C.N.P.F. ; Adapter la fiscalité et les subventions pour répondre aux enjeux de la crise (écoconditionnalité à l’exonération trentenaire d’impôt foncier et des droits de succession, et dans les subventions au renouvellement des forêts) ; Créer des mécanismes financiers de Paiement pour services écologiques (P.S.E.) en forêt ; Accroître les moyens techniques et réglementaires des espaces protégés pour permettre le contrôle des techniques d’exploitation, de l’évolution des essences, des objectifs de mise en place d’une trame de vieux bois ; Mettre en œuvre une hiérarchisation des usages du bois fondée sur l’empreinte climatique, biodiversité, sociale et économique des produits.


Le Sénat a également rédigé un rapport d’information en aout 2022 intitulé Feux de forêt et de végétation : prévenir l’embrasement  et plaide notamment pour redonner à l’ONF des marges de manœuvre suffisante, encourager l’élaboration d’un plan de protection des forêts (PPFCI), abaisser le seuil d’obligation des documents de gestion durable pour la forêt privée à 20 hectares (contre 25 à ce jour), instaurer un droit de préemption des parcelles de forêt sans document de gestion durable, mettre à contribution le monde agricole pour garantir une « ligne Maginot » de prévention incendie, augmenter le budget de la protection civile pour  l’acquisition de moyens aériens (avions et hélicoptères) à la hauteur du risque et renforcer la dotation de soutien de l’État à l’investissement des SDIS, conditionner l’aide de l’État à des choix d’essences et de gestion adaptés au risque incendie.


Le changement climatique en France (1/5). Face à l’urgence, un mot d’ordre : s’adapter. Zoom sur des initiatives françaises en forêt, Géo le 31/12/2021 
Les experts aujourd’hui cherchent à identifier les types d’arbres les mieux adaptés au climat de demain, pour qu’ils s’ajoutent aux essences actuelles, voire les remplacent quand c’est nécessaire. C’est par exemple l’idée des « îlots d’avenir », des microparcelles expérimentales de deux hectares maximum dispersées sur le territoire, sous la houlette, entre autres, de l’ONF et du CNPF.

« D’ici la fin de cette année, il y en aura 200, indique Brigitte Musch. On peut aller chercher un chêne du Tarn, habitué à des conditions plus chaudes et sèches, et l’installer en Bourgogne-Franche-Comté. Ou tester des espèces d’ailleurs, comme le calocèdre. Ces îlots peuvent aussi permettre à des arbres de s’hybrider – par exemple des chênes thermophiles du Portugal ou de Turquie avec les nôtres. Et ils serviront à reconstituer des trames vertes à l’échelle du pays, pour aider les arbres à migrer naturellement vers le nord. »

Pour se préparer aux mutations,  l’ONF et le CNPF ont créé un outil en ligne  Climessences.fr ⤻, (il faut créer un compte gratuitement pour accéder aux info), pour aider les forestiers à estimer les risques de dépérissement d’une espèce dans une zone donnée en fonction des prévisions climatiques, et liste 150 essences qui pourraient trouver leur place dans les forêts du futur.

 


Espaces autochtones

Joe Gilchrist est un gardien du feu. Cet aîné allume des feux pour combattre les incendies de forêt et ainsi nettoyer la terre. Il s’agit de la pratique ancestrale du brûlage. Membre de Interior Salish Firekeepers Society, qui réunit gardiens du savoir autochtone et écologistes, il fait partie d’un mouvement en pleine expansion qui vise à réintroduire le brûlage traditionnel pour diminuer les dégâts causés par les mégafeux.

Références : Radio-Canada, [en ligne], 29/06/2022, Type : Article, consulté le 09/09/2022 – URL : https://ici.radio-canada.ca/espaces-autochtones/1894623/incendies-foret-tradition-autochtone-brulage-dirige-feu-terre-ecologie-environnement


Transition écologique : un « fonds vert » encore bien flou

L’annonce de la création d’un « fonds vert » de 1,5 milliard d’euros par la Première ministre a surpris le monde des collectivités, qui espère pouvoir bénéficier d’une nouvelle manne pour développer des projets de transition écologique. Mais les détails de ce nouvel outil n’ont pas été livrés, et il existe encore aujourd’hui plus de questions que de réponses …

Références : La Gazette des Communes, [en ligne], 29/08/2022, Type : Article, consulté le 29/08/2022 – URL : https://www.lagazettedescommunes.com/822273/transition-ecologique-un-fonds-vert-encore-bien-flou/#utm_source=quotidien&utm_medium=Email&utm_campaign=2022-08-29-quotidien&email=laura.coulon@gironde.fr&xtor=EPR-2


L’affectation de recettes à la transition écologique, une idée déjà dépassée ? Débat

Les exécutifs nationaux et locaux évoquent des indemnisations exceptionnelles, mais déclarent vouloir engager aussi une réflexion plus globale sur l’avenir de la forêt, l’urbanisation, la gestion de l’eau, la sobriété énergétique. Le gouvernement propose d’affecter une plus grande part de la taxe spéciale sur les conventions d’assurances (TSCA) au financement des Services départementaux d’incendie et de secours (SDIS), une proposition qui a l’avantage de déporter le problème vers les collectivités. Ces affectations posent plusieurs problème, les recettes fiscales ne suffiront pas à financer les transitions et peuvent s’avérer de plus très inégalitaire. Selon une étude de la DGFiP, après les dernières réformes fiscales, les ménages supporteront 80 % du poids de la fiscalité locale contre seulement 20 % pour les entreprises, alors que leur impact sur l’environnement est souvent plus important. 

Le gouvernement a, de fait, déjà commencé à flécher des dotations vers la transition écologique comme la DETR ou la DSIL dans le cadre du plan de relance notamment. Selon un bilan 2021 dressé par la DGCL, environ 15 % de la DETR et de la DSIL a financé plus de 3500 projets de transition écologique et énergétique éligibles à la DETR et 879 à la DSIL. Si plus de 4800 communes vont bénéficier en 2022 de 24,3 M€ de dotation de soutien pour la protection de la biodiversité et pour la valorisation des aménités rurales selon une liste de la DGCL, ces dotations ne sont toutefois pas fléchées et abondent les budgets généraux, de fonctionnement ou d’investissement… Faudra-t-il aller plus loin et conditionner le niveau des dotations, y compris la DGF, à l’action locale en faveur de la transition écologique ? Ce qui est acquis, c’est que l’affectation des seules recettes fiscales n’est déjà plus la réponse suffisante au défi climatique et que la construction d’un véritable budget de transition écologique est au moins nécessaire, sans encore pouvoir affirmer que c’est la condition suffisante.

Références : La Gazette des Communes, [en ligne], 26/08/2022, Type : Article, consulté le 26/08/2022 – URL : https://www.lagazettedescommunes.com/821936/laffectation-de-recettes-a-la-transition-ecologique-une-idee-deja-depassee/#utm_source=quotidien&utm_medium=Email&utm_campaign=2022-08-26-quotidien&email=laura.coulon@gironde.fr&xtor=EPR-2


Histoires de forêts

Elles font partie de notre histoire, de notre patrimoine et notre identité : les forêts françaises, si belles et pourtant si fragiles… De la chênaie de Tronçais à la pinède des Landes, les forêts ont une histoire, avec des poilus dans la forêt de Verdun et des druides dans celle de Brocéliande. Episode 2/4 : Aux racines des Landes, un pin c’est tout

Références : France Culture, [en ligne], 30/08/2022, Type : Article, consulté le 09/09/2022 – URL : https://www.radiofrance.fr/franceculture/podcasts/le-cours-de-l-histoire/aux-racines-des-landes-un-pin-c-est-tout-4471954


Réchauffement climatique : un risque « extrême » sur 71 % de la production alimentaire en 2045

Les canicules qui se multiplient déjà sous les effets du changement climatique pourraient mettre le secteur agricole en situation de « risque extrême » d’ici 2045 dans une soixantaine de pays représentant près des trois-quarts de la production alimentaire, selon une récente analyse.

Références : Sud-Ouest, [en ligne], 08/09/2022, Type : Article, consulté le 08/09/2022 – URL : https://www.sudouest.fr/environnement/climat/rechauffement-climatique/rechauffement-climatique-un-risque-extreme-sur-71-de-la-production-alimentaire-en-2045-12201525.php


Rapport d’étude du Labo de l’ESS : Pour des métropoles low-tech et solidaires

En sa qualité de think tank (laboratoire à idées), le Labo de l’ESS mène régulièrement des études sur des thèmes de travail transverses et variés en lien avec l’ESS. Six métropoles ont organisé des visites apprenantes dans leurs laboratoires de « low technologie », des espaces de réflexion pour des solutions sobres aux problèmes de la ville. Le Labo de l’ESS en a publié un compte rendu sous le format d’une étude : Pour des métropoles low-tech et solidaires – Rapport d’étude ⤻
Voir également toutes les publications ⤻ à destination des citoyen·ne·s, pouvoirs publics, acteur·rice·s de l’ESS, et plus largement des acteur·rice·s économiques

Références : Le Labo de l’ESS, [en ligne], 08/09/2022, Type : Article, consulté le 08/09/2022 – URL : https://www.lelabo-ess.org/pour-des-metropoles-low-tech-et-solidaires-rapport-d-etude


Loi REEN : Territoires numériques responsables soyez prêts pour 2023

La loi Réduction de l’Empreinte Environnementale du Numérique (REEN) introduit l’obligation pour les communes et intercommunalités de plus de 50 000 habitants de se doter au 1er janvier 2025, d’une stratégie numérique responsable.

Le législateur prévoit une première étape clé au 1er janvier 2023 : l’élaboration d’un programme de travail qui comprend notamment un état des lieux des acteurs concernés et un bilan de l’impact environnemental du numérique.

Références : La Gazette des Communes, [en ligne], 22/08/2022, Type : Article, consulté le 24/08/2022 – URL : https://www.lagazettedescommunes.com/823824/loi-reen-territoires-numeriques-responsables-soyez-prets-pour-2023/#utm_source=quotidien&utm_medium=Email&utm_campaign=2022-09-08-quotidien&email=laura.coulon@gironde.fr&xtor=EPR-2


Étude de l’OCDE sur le niveau de connaissances du changement climatique dans 20 pays.

Globalement, le consensus scientifique sur le climat est mieux accepté dans les pays émergents que dans les pays industrialisés, et la France affiche un taux de climato-scepticisme proche des États-Unis, avec un niveau de connaissances générales plutôt faible. Une des interprétations de ce résultat est que la science devient affaire de croyances et d’opinions politiques. Toutefois, les investissements verts sont plébiscités.

 

Références : OCDE, [en ligne], 12/07/2022, Type : Article, consulté le 12/07/2022 – URL : https://www.oecd-ilibrary.org/economics/fighting-climate-change-international-attitudes-toward-climate-policies_3406f29a-en


L’empreinte matières de l’économie française : une analyse par matière et catégorie de produits

Cette étude propose une mesure de l’empreinte matières de la France pour l’année 2013, contribuant à améliorer la méthodologie actuellement mise à disposition par Eurostat pour les États membres de l’Union européenne.

Références : INSEE, [en ligne], 29/11/2019, Type : Étude, consultée le 19/09/2022 – URL : https://www.insee.fr/fr/statistiques/4254057


Créer un véritable service public de la rénovation énergétique des bâtiments 

Le dispositif public France Renov, propose un guichet unique de conseils pour l’isolation du parc immobilier mais reste insuffisant au regard des besoins selon Nicola Delon. Le 28 juin, le tribunal de Nanterre a placé le constructeur des maisons Phénix en liquidation judiciaire. Cette entreprise était l’un des acteurs-phares de la construction de maisons individuelles, et largement responsables de l’étalement urbain, l’une des causes principales de l’artificialisation des terres agricoles. Le moment est, ainsi, venu de créer un véritable service public de la rénovation énergétique. En effet, l’histoire des services publics révèle qu’ils ont été créés dans des moments de nécessité, où l’intérêt général a prévalu pour améliorer la vie des citoyens. Le dispositif France Renov est très insuffisant aujourd’hui, avec une fonction limitée au conseil et non un service opérationnel. La France compte au moins 5 millions de bâtiments considérés comme des passoires thermiques.  Ce grand chantier permettra d’agir concrètement sur les deux défis que constituent la « fin du mois » et la « fin du monde ».

Références : Le Monde, [en ligne], 03/08/2022, Type : Article, consulté le 19/09/2022 – URL : Nicola Delon, « Le moment est venu de créer un véritable service public de la rénovation énergétique des bâtiments », Le Monde, 3 août 2022


Quels efforts à fournir entre les individus et le collectif face à l’urgence climatique ?

Aujourd’hui, les 50% les moins fortunés émettent cinq tonnes de CO2 par an. Les 10% les plus fortunés sont à vingt-cinq tonnes. Il est primordial de mobiliser les individus sous l’angle de la mise en regard de leur contribution, avec leur responsabilité. Mais se limiter à des changements de comportements individuels reste insuffisant, il est nécessaire d’imaginer une politique de sobriété sérieuse de notre modèle économique, rappelle la sociologue Sophie Dubuisson-Quellier, membre du Haut Conseil pour le Climat.

Références : L’Obs, [en ligne], 08/09/2022, Type : Article, consulté le 19/09/2022 – URL : Sophie Dubuisson-Quellier, sociologue :  « Pour lutter contre le réchauffement climatique, les petits gestes ne suffiront pas »


Carte interactive, Quelle est l’exposition de votre commune aux pesticides ?

https://www.liberation.fr/environnement/agriculture/quelle-est-la-dependance-de-votre-commune-aux-pesticides-20220622_QOLUJCJ6BFGGBNURW7XLHQN4GM/

– de la Directive européenne « pesticides » du 21 octobre 2009 déclinée en France par les plans Ecophyto I et Ecophyto II du Plan National Nutrition Santé 4 (2019-2023) lancé le 20 septembre 2019 par Agnès Buzyn, Ministre des Solidarités et de la santé, qui recommande de consommer des produits végétaux non contaminés par les pesticides
– Face aux enjeux environnementaux et de santé publique, il est nécessaire de construire une agriculture durable économe en intrants et respectueuse des ressources naturelles et d’assurer aux Français une alimentation de qualité pour réduire la prévalence des maladies chroniques. Le scénario Afterres2050 produit par Solagro propose un horizon agricole et alimentaire pour la France. Dans sa nouvelle version, il prévoit une réduction de 90% de l’usage des pesticides et une extension à 70% de surfaces en bio. Solagro accompagne les transitions agricoles, notamment à travers ses deux programmes : OSAE – osez-agroecologie.org et HERBEA – herbea.org

Références :
Libération, [en ligne], 22/06/2022, Type : Article, consulté le 22/06/2022 – URL : Sophie Dubuisson-Quellier, sociologue :  « Quelle est l’exposition de votre commune aux pesticides »
Solagro, [en ligne], 22/06/2022, Type : Article, consulté le 22/06/2022 – URL : « Carte Adonis d’utilisation des pesticides en France »
https://www.liberation.fr/environnement/agriculture/quelle-est-la-dependance-de-votre-commune-aux-pesticides-20220622_QOLUJCJ6BFGGBNURW7XLHQN4GM/