Low tech magazine

Le néerlandais Kris de Decker publie des réflexions sur des solutions low-tech et n’hésite pas à remettre au goût du jour des technologies anciennes via le Low-tech Magazine. L’entête est Doubts on progress and technology − Doute sur le progrès et les technologies − et spécifie que les low techs « refusent de supposer qu’à chaque problème il y a une solution high-tech ». Le site fonctionne à l’énergie solaire et se retrouve parfois hors-ligne. Devenu une référence d’expérimentations techniques, les articles ont une traduction française progressive depuis quelques années.


La sobriété numérique

À une époque où nous sommes entrés dans une phase dangereuse de l’évolution planétaire, certains parient sur les intelligences artificielles, le big data, la 5G et les automatisations. La transition numérique se déploie de manière exponentielle depuis deux décennies et s'accompagne d'un discours solutionniste, nous assurant une victoire miraculeuse sur la finitude de l'espace et de la matière, ou encore l'abolition de la maladie. Et si nous nous avions une vision confinée du progrès et de l'innovation technique ? Et si nous nous trompions de transition ? Reprenant le titre d’un article d’Éloi Laurent [1] pour introduire ce propos, de plus en plus de voix dénoncent ce parti pris industriel élaboré à partir d'un imaginaire libertaire et prônent une sobriété.

La dématérialisation : l'imposture d'une industrie énergivore

Saviez-vous que la production d'un seul téléviseur exige d'extraire 2,5 tonnes de matières premières et génère 350 kg de CO₂ ? Qu'il faut 80 fois plus d’énergie pour produire un gramme de smartphone qu’un gramme de voiture ? Véritable système nerveux de nos sociétés mondialisées, le numérique engloutit des quantités considérables d’énergie et de ressources, puisqu'il nécessite serveurs, infrastructures des réseaux, satellites, composants. Cette matérialité pourtant invisibilisée concerne bien sûr l'extraction minière et la production industrielle mais aussi l'usage qu'il en est fait, de l'addiction produite chez les utilisateurs à ceux qui conçoivent ces environnements (codage, design). Et depuis 2018, les trafics explosent avec + 60% sur mobile et concentre 33% par an de la part financière boursière.

 

Principales composantes de la consommation électrique du secteur informatique
Principales composantes de la consommation électrique du secteur informatique

En 10 janvier 2017, Greenpeace publiait une étude sur la consommation énergétique du numérique avec un focus particulier sur l'impact du cloud. Ce rapport [2]  estimait la consommation du secteur informatique à 7 % de la consommation mondiale d’électricité en 2012 :« En prenant en compte l'énergie nécessaire à la fois pour fabriquer nos appareils, alimenter Internet et le reste de l'infrastructure numérique nécessaire pour faire fonctionner notre monde connecté, le secteur informatique pourrait continuer de croître d'au moins 7% par an jusqu'en 2030, soit le double du taux moyen de croissance de l'électricité dans le monde.»

 

Le guide La face cachée du numérique publié par l'ADEME [3]  permet d'avoir une vue de l'impact du numérique dans les émissions mondiales de gaz à effet de serre (GES).

The Shift Project [4]  a publié trois études d'impacts du numérique depuis 2018 et propose des cadres méthodologiques pour une sobriété. «Si l’on veut être sérieux avec les objectifs de transition énergétique, il est indispensable de prendre en compte l’impact du numérique, qui est en croissance exponentielle.» − Matthieu Auzanneau, Directeur général, The Shift Project

« Lean ICT – Pour une sobriété numérique » (2018) recommande de rendre la transition numérique compatible avec les impératifs climatiques et les contraintes sur les ressources naturelles et énergétiques, ce secteur émet en effet aujourd’hui 4 % des gaz à effet de serre du monde et sa consommation énergétique s’accroît de 9 % par an.

La sobriété numérique consiste à prioriser l’allocation des ressources en fonction des usages et nécessite par conséquent d’interroger la pertinence de nos usages du numérique, c'est l'objet du second rapport qui s'est concentré sur l'impact de la vidéo « Climat : l’insoutenable usage de la vidéo en ligne – Un cas pratique pour la sobriété numérique » (2019).

Les deux premiers rapports définissaient une vision du concept de sobriété numérique. Le troisième rapport «Déployer la sobriété numérique (2020)» propose des cadres méthodologiques opérationnels pour mettre en place la sobriété numérique dans les stratégies et politiques publiques, dans l’entreprise, dans les systèmes d’usages du domaine privé.

 

À cette démesure énergétique, s’ajoutent des conséquences sociales et écologiques redoutables avec les pollutions liées à l'extraction minière ou à la gestion des déchets.

En 2014, l'ingénieur Philippe Bihouix [5] dresse un panorama du niveau des ressources disponibles et préconise la nécessité d'une décroissance choisie plutôt que subie. D'autres études ou enquêtes comme celle de Guillaume PITRON [6] (2018) mettent en lumière les enjeux de l'approvisionnement en terres rares. Nous pouvons citer également le documentaire intitulé Du sang dans nos cellulaires (2019) réalisé par radio Canada sur l'extraction du coltan, qui provient à 70 à 80 % de la République démocratique du Congo. Leur commerce illégal finance la guerre civile et ce malgré l'encadrement de l'extraction de ce minerais du sang par les institutions européennes. En Amazonie brésilienne, les rivières des Waimiri-Atroari sont durablement polluées par l'industrie minière de l'étain et du tantale. Dans la région de Baotou, en Chine, l'extraction des terres rares entraîne d'importants rejets toxiques dans l'air, l'eau et les sols. En Bolivie, 2ème pays disposant des ressources en lithium au monde, avec le renversement de Moralès, l'extraction n'est plus contrôlée par l’État et entraine un épuisement des ressources en eau pour les habitants limitrophes.

En termes de recyclage, moins de 25 % de la masse d’un smartphone ou d’un ordinateur ultra-plat sont recyclables et seulement 5% sont effectivement recyclés lorsque l’objet est orienté dans la bonne filière estime Carole Charbuillet [7] — ce qui est rarement le cas puisque entre 30 et 60% de nos déchets électroniques sont exportés illégalement à l’étranger, principalement au Ghana, en Chine, en Inde ou au Niger selon Cédric Gossart [8] .

 

L'innovation dans la société de l'information n'implique pas mécaniquement un gain social

L'essor des services en ligne et de la e-administration s'est accompagné d'une fermeture des services publics sur les territoires avec pour conséquence une inégalité d'accès au droit. De nouvelles notions sont apparues, comme celles d’illectronisme ou d’e-inclusion pour désigner des personnes qui jusque-là étaient autonomes et vient bousculer l'évidence qu'une innovation implique un mieux être social.

Ainsi, le Haut Conseil du Travail Social [9] préconise en juillet 2018 plusieurs mesures essentielles et urgentes à mettre en œuvre pour rétablir l’accès aux droits, très fortement impacté par l'e-administration des services publics (30% de droits non perçus en 2018) et attire notre attention sur la problématique de la sauvegarde et de la sécurisation des données pour tous les citoyens et en particulier des échanges par email. Il rappelle aussi les difficultés de lecture concernant 15 à 20 % de la population (rapport paru en 2017) et recommande une harmonisation des interfaces qui ne peut être pertinente qu’au travers d’un travail élaboré avec les utilisateurs eux-mêmes.

Les travaux de Dominique PASQUIER dans son livre L’internet des familles modestes [10] questionne le lien social au travers de l'échange réalisé par emails. Si les usagers les plus modestes semblent avoir adoptés les outils numériques très rapidement, à l’image de l’introduction de la photographie au début du XX° siècle dans les sociétés rurales traditionnelles qu’évoquait Pierre BOURDIEU dans Un art moyen, l’email est perçu comme un instrument de torture. Ce système de communication asynchrone où il est nécessaire d’attendre une réponse demeure de l’ordre du courrier, ce qui en fait un dispositif formellement distant et accroît l’impression d’être maltraités par les administrations, impression d’autant plus vive que les contacts par téléphones ou présences physiques sont devenus impossible. L’étude de PASQUIER interroge aussi l’absence de politiques numériques favorisant les échanges de biens et de services puisque par exemple elle montre comment les plateformes d’achats entre particuliers comme le BonCoin sont considérées comme vertueuses, « Ça rapporte un peu d’argent. Ça rend service. Sur le BonCoin, chacun garde sa fierté ».

Pour Bernard STIEGLER [11], le désajustement social est lié à un contexte mondial disruptif et résulte du fait que la vitesse de l’évolution technique est bien plus grande que celle de l’évolution des systèmes sociaux, un rythme de transformation si rapide qu’il échappe au politique comme à la puissance publique en général : « L’ensemble des organisations sociales, de la famille au gouvernement en passant par les entreprises, les langages, le droit, les règles économiques, la fiscalité etc., sont transformées. Si ce désajustement entre évolution du système technique et évolution des systèmes sociaux n’est pas nouveau, il est en revanche tout à fait nouveau le fait que la régulation, la législation et le savoir arrivent toujours trop tard, l’extension constante des vides théoriques et juridiques qui en résulte est sans précédent historique. »

Ces constats évoquent le monde imaginé par Isaac ASIMOV dans Face aux feux du soleil, une société mondiale de l’information qui pour se préserver du contact et du risque de violence en vient à transformer radicalement le lien social, au point de séparer les hommes les uns des autres, avec une socialité qui disparaît au profit d’une interactivité asynchrone.

Face aux désordres sociaux et écologiques, la course à l'innovation de l'industrie du numérique réinterroge plus largement les notions de progrès et de sobriété.

 

L'âge des low tech n'est pas une idée neuve

« Jamais sans doute dans l’histoire […] le thème du progrès n’a à ce point interrogé l’humanité dans son ensemble et l’humanité propre à chaque individu. » — Étienne Klein, Sauvons le Progrès, dialogue avec Denis Lafay, éditions de l'Aube, 2017

Le terme low-tech ne concerne pas uniquement l'industrie du numérique, apparu dans les années 1960-1970, par antonymie avec l'high tech et peut se traduire par basse technologie ou encore par technologie sobre, il provient de travaux contemporains à la fin du XX° siècle et s'inscrit dans un débat plus large sur les notions de progrès, de décroissance, de résilience écologique.

Pourtant l’histoire est éclairante, durant des siècles, l'innovation était considérée avec suspicion. Le changement de regard s'avère même être assez récent, situé à la Révolution industrielle avec l'essor des mouvements marxistes ou utopistes qui voyaient dans la machine une force de progrès corrélée à la croissance économique. Il faudra attendre l'Après-Guerre et les Trente Glorieuses pour voir réémerger une pensée critique et des réquisitoires souvent marginalisés.
François Jarrige (2014) [12] rappelle que pour les Grecs attachés à la stabilité du monde et à son intégration dans le cosmos, l’évolution était synonyme de décadence. Au Moyen Âge, si le progrès technique existe (la diffusion du moulin, la création de la boussole, l’invention de la poudre, de la perspective en peinture...) innover « mettait en danger l’équilibre économique, social et mental » précise aussi l'historien médiéviste Jacques Le Goff [13] puisque l’économie médiévale n’avait qu’un seul but : la subsistance. Les mentalités, imprégnées de religion, considéraient que tout calcul visant à dépasser l’état de subsistance était un péché de démesure. Dès la fin du xiiie siècle, c'est le secteur de la sidérurgie, parce qu’il est dévoreur de bois et pèse sur un couvert forestier parfois fragilisé par la croissance démographique et la consommation induite, qui permet d’observer la mise en place d’un maillage de gardes forestiers, la pratique de la mise en défense et une véritable culture de la forêt. [14]. Nous trouvons ainsi dans l'histoire les traces de sobriété, considérée comme vertu avec l'ascétisme pratiqué dans certaines religions, la philosophie grecque, notamment le stoïcisme, avec plus tard d'illustres défenseurs aussi bien européens, qu'américains (Henry David Thoreau) ou indiens (Gandhi). Conscient que l'homme peut être asservi, Rousseau en précurseur du principe de précaution, prônait une éthique pour se protéger du progrès sans pour autant l'étouffer. Le socialiste anglais William Morris, plaidait pour un retour de l’esprit des temps médiévaux en formant les ouvriers à devenir des « artisans d’art ». En 1840, l’historien Jules Michelet utilisait pour la première fois le terme machinisme, synonyme de misère ouvrière. Les poètes et romanciers comme  Benjamin Constant ou Stendhal dénonçaient l'industrialisme comme menaçant pour la liberté. Lord Byron était convaincu que nous ne devons « pas souffrir que le genre humain soit sacrifié au perfectionnement des mécaniques  ». Pour Baudelaire le progrès n’était qu’une idée grotesque qui « jette des ténèbres sur tous les objets de la connaissance  ». Bernanos dénonçait le progrès technique dans la France contre les robots —   « Le danger n'est pas dans la multiplication des machines, mais dans le nombre sans cesse croissant d'hommes habitués, dès leur enfance, à ne désirer que ce que les machines peuvent donner. »   un asservissement dénoncé par Henry David Thoreau, qui considérait que « les hommes [étaient] devenus les outils de leurs outils ». Même Jules Verne, dénonçait dans son roman posthume Paris au XXe siècle les dérives d'une société technicienne et capitaliste.

L’œuvre de Jacques Ellul (19912- 1994) a cherché à éveiller une critique de la société technicienne avec le concept de sacralisation, une thèse restée peu audible auprès d'un public acquis aux idéaux rationalistes des Lumières et ce particulièrement en France. Pourtant, ses écrits apparaissent plus de 35 ans après d'une étonnante et inquiétante actualité :

« Dans un premier temps, technique et machinisme-industrie ont été liés. Mais depuis plus d'un siècle, les deux s'opposent. [...] Le facteur produisant la valeur n'est plus le travail humain mais l'invention scientifique et l'innovation technique. Dès lors, l'analyse de Marx selon quoi tout l'ensemble économique tient grâce à la plus-value produite par le travail salarié de l'ouvrier ne peut plus s'appliquer. —  Le système technicien, Jacques Ellul, éd. Calmann-Lévy, 1977, p. 15

« Ce n'est pas la technique qui nous asservit mais le sacré transféré à la technique»

« S’intéresser à la protection de l’environnement et à l’écologie sans mettre en question le progrès technique, la société technicienne, la passion de l’efficacité, c’est engager une opération non seulement inutile, mais fondamentalement nocive.» —  Plaidoyer contre la défense de l’environnement, La France catholique n° 1311, janvier 1972

« Le choix de la non puissance, et celui-là seul, nous situe dans une échelle de valeurs où la Technique n’a plus rien à faire. […] La non-puissance n’est pas l’impuissance. […] L’impuissance, c’est ne pas pouvoir à cause des circonstances de fait, à cause des limitations de notre nature, à cause de notre condition…. […] La non-puissance, c’est pouvoir et ne pas vouloir le faire. C’est choisir de ne pas faire. Choisir de ne pas exercer de domination, d’efficacité, choisir de ne pas se lancer dans la réussite.» — Théologie et technique. Pour une éthique de la non-puissance (compilation d’articles écrits à la fin des années 1970), Jacques Ellul, éd. Labor et Fides, 2014, p. 314-315

L'objet du célèbre rapport Les Limites à la croissance, dans un monde fini  (1972)  — (The Limits to Growth) connu sous le nom de «Rapport Meadows » — appuyé par le Club de Rome, devenu depuis une des références des débats et critiques, porte précisément sur les liens entre conséquences écologiques de la croissance économique, limitation des ressources et évolution démographique.

Ce rapport est contemporain des travaux de Ivan Illich (1926-2002), un des pionniers de l’écologie politique. Après avoir développé le concept de contre-productivité des techniques, à savoir l’idée qu’au-delà d’un certain seuil de puissance un outil technique finit forcément par être destructeur, il théorisait dans La convivialité (1973) des propositions d'après-développement  : « Conviviale est la société où l'homme contrôle l'outil. »

Dans le second tome de son ouvrage Le mythe de la machine (1970), Lewis Mumford (1895–1990) développait la notion de biotechnique pour désigner des techniques bioviables, qualifiées aujourd'hui d'écologiquement responsable.

Ernst Friedrich « Fritz » Schumacher (1911-1977), économiste britannique utilisait le concept de technologie intermédiaire ou de niveau moyen dans son célèbre Small is beautiful (1973), qui correspond à la notion de low tech, il a par ailleurs créé un Groupe de Développement de la Technologie Intermédiaire (GDTI).

De même nous retrouvons chez Murray Bookchin (1921-2006), comme chez Harendt cette notion de sobriété avec l'idée qu'une production fondée sur les seuls besoins permettrait de se consacrer aux activités sociales, culturelles et politiques nécessaires au bon développement des individus et des communes.

 

Depuis 2007

Le néerlandais Kris de Decker publie des réflexions sur des solutions low-tech et n'hésite pas à remettre au goût du jour des technologies anciennes via le Low-tech Magazine. L'entête est Doubts on progress and technology − Doute sur le progrès et les technologies − et spécifie que les low techs « refusent de supposer qu'à chaque problème il y a une solution high-tech ». Le site fonctionne à l’énergie solaire et se retrouve parfois hors-ligne. Devenu une référence d'expérimentations techniques, les articles ont une traduction française progressive depuis quelques années.

 

 

Lle journaliste et informaticien Evgeny Morozov s'est engagé dans de nombreux textes critiques des technologies numériques, propices à la surveillance de masse et au développement du conformisme social (« nudging »). Il dénonce dans son ouvrage Pour tout résoudre, cliquez ici  le « solutionnisme technologique », qui consiste à transformer n'importe quel problème (politique, économique, sociétal) en question technique dont la solution est attendue du développement de nouvelles industries numériques.

Dans Une question de taille (2014), le philosophe Olivier Rey  s’inscrit dans la continuité d’Ivan Illich et de son concept de « contre-productivité » des techniques une fois que celles-ci accèdent à une taille critique. Le mouvement Technologos, plus proche de la pensée de Jacques Ellul, développe également un discours critique.

L’histoire du Low-tech Lab commence au Bangladesh en 2010. À bord d’un navire prototype en fibre naturelle de jute, Corentin de Chatelperron entreprend une expédition pour s’essayer à l’autonomie grâce à de petits systèmes low-tech. Au fil de l’eau, il constate l’ingéniosité déployée de par le monde pour répondre de façon simple, accessible et durable aux besoins de tout un chacun… L’intérêt pour les low-tech est né. En 2014, le Low-tech Lab est lancé avec la création d’une plateforme de documentation collaborative et de partage libre (type wiki) et le départ de l’expédition Nomade des Mers pour un tour du monde à la découverte de l’innovation low-tech. Le site développé dans ce principe de sobriété partage son expérience ici : https://lowtechlab.org/fr/actualites-blog/faire-un-site-low-tech

 

Depuis 2020

 

31/07/2020

Se former au numérique responsable en 30 minutes, une initiative de l'ADEME

https://particuliers.ademe.fr/au-bureau/numerique/se-former-au-numerique-responsable-en-quelques-minutes

 

24/08/2020

Des pages web légères et moins gourmandes en ressources, du « low-tech » c’est plus écologique probablement, mais c’est aussi une des conditions pour rendre durables des contenus qui ont une fâcheuse tendance à se volatiliser… Jeff Huang est professeur d’informatique et dans la page que Framalang a traduite, il fait le pari que son contenu sera encore accessible dans dix ans au moins, tout en proposant 7 recommandations pour créer des pages web pérennes.

 

https://framablog.org/2020/08/24/pour-une-page-web-qui-dure-10-ans/

 

24/09/2020

https://www.lemonde.fr/idees/article/2020/09/24/deploiement-de-la-5g-le-train-du-progres-n-a-pas-qu-une-seule-voie_6053392_3232.html

 

11/11/2020

Situer le numérique est un manuel pédagogique qui permet de comprendre les enjeux environnementaux du numérique. Ce manuel peut servir à former les personnes qui souhaitent travailler sur les impacts environnementaux du numérique et sur l’écoconception web, quelque soit leur niveau sur le sujet.

https://designcommun.fr/cahiers/situer-le-numerique/

 

 


Sources bibliographiques

[1] ELOI Laurent, « Et si nous nous trompions de transition ?», Libération [en ligne] 18 novembre 2018, consulté le 15 décembre 2018. URL : https://www.liberation.fr/debats/2018/11/17/et-si-nous-nous-trompions-detransition_ 1692567

[2] « ClickClean » [en anglais], Greenpeace, 2017. URL : http://www.clickclean.org/france/fr/about/

[3] ADEME, « Guide pratique: la face cachée du numérique, réduire les impacts du numérique sur l'environnement », [en ligne] novembre 2019, consulté le 30 janvier 2020. URL : https://www.ademe.fr/sites/default/files/assets/documents/guide-pratique-face-cachee-numerique.pdf

[4] The Shift Project.
« Lean ICT – Pour une sobriété numérique », [en ligne], 2018. URL : https://theshiftproject.org/article/pour-une-sobriete-numerique-rapport-shift
« Climat : l’insoutenable usage de la vidéo en ligne – Un cas pratique pour la sobriété numérique », [en ligne], 2019. URL : https://theshiftproject.org/wp-content/uploads/2019/07/2019-01.pdf

« Déployer la sobriété numérique », [en ligne], 2020. URL :https://theshiftproject.org/article/deployer-la-sobriete-numerique-rapport-shift/

[5] BIHOUIX Philippe, « L'âge des low-tech : Vers une civilisation techniquement soutenable », Seuil, 2014. EAN : 9782021160727

[6] PITRON Guillaume, « La guerre des métaux rares : la face cachée de la transition énergétique et numérique », Paris : Éditions Les Liens qui libèrent, 2018. ISBN 979-10-209-0574-1

[7]« Le coût écologique d’internet est trop lourd, il faut penser un internet low-tech », Reporterre, le quotidien de l’écologie, 27 mai 2017, consulté le 30 novembre 2018. URL : https://reporterre.net/Le-cout-ecologique-d-internet-est-trop-lourd-il-faut-penser-un-internet-low#nb6.

[8] Haut conseil du travail social, « Pourquoi et comment les travailleurs sociaux se saisissent des outils numériques ? », Laboratoire d’Analyse et de Décryptage du Numérique [en ligne], 05/12/ 2018, consulté le 18/12/2018.

[9] Yaëlle Amsellem-Mainguy, « Dominique Pasquier, L’internet des familles modestes. Enquête dans la France rurale », Lectures [En ligne], Les comptes rendus, mis en ligne le 07 décembre 2018, consulté le 18 décembre 2020. URL : http://journals.openedition.org/lectures/29541 ; DOI : https://doi.org/10.4000/lectures.29541

[10] STIEGLER

[11]François Jarrige, « Technocritiques; du refus des machines à la contestation des technosciences », La Découverte, 2014. EAN : 9782707178237

[11] MOROZOV, Evgeny. Pour tout résoudre, cliquez ici: l’aberration du solutionnisme technologique. Trad. par Marie-Caroline Braud BRAUD. Limoges : Fyp éditions, 2014. (Innovation). ISBN 978-2-36405-115-7.

Liliane Hilaire-Pérez et Catherine Verna, « Histoire économique et histoire des techniques (xve-xviiie siècle) »Artefact [En ligne], 4 | 2016, mis en ligne le 07 juillet 2017, consulté le 09 décembre 2020. URL : http://journals.openedition.org/artefact/292 ; DOI : https://doi.org/10.4000/artefact.292

11
Cédric Gossart, enseignant chercheur à Télécom, école de management, « 60 millions de tonnes de déchets électroniques par an dans le monde : et si on en parlait ? ». Voir aussi son intervention dans le cadre des conférences d’ÉcoInfo, le 23 avril 201.

https://ici.radio-canada.ca/info/2019/05/coltan-republique-democratique-congo-mines-enfants/?fbclid=IwAR3ckanN7DyLwtKf5U87Scp9U_7r1YcZ919jeAP_OD68LOizovscYD5JIKA

https://photo.geo.fr/lithium-bolivie-chine-norvege-etats-unis-ruee-mondiale-vers-l-or-blanc-36530#precieuse-cargaison-634507

FLIPO Fabrice, DOBRE Michelle et MICHOT Marion. La Face cachée du numérique, l’impact environnemental des nouvelles technologies. L’Échappée, 2013.


L’état du monde en chiffres

Issue de rapports et d'études scientifiques, une synthèse des impacts écologiques et sociaux et dont voici un aperçu, le document intégral est téléchargeable.

+ 146% : augmentation de la concentration atmosphérique de CO2 par rapport aux niveaux préindustriels
+58% : augmentation des émissions de CO2 dans le monde entre 1990 et 2014, mais seulement de 15% par habitant. L’augmentation de la population aurait donc un impact.
+ 40% : augmentation des émissions de CO2 depuis 2002.
+ 0,8 à 1,2°C augmentation depuis 1880 de la température moyenne de la surface terrestre
À +2°, 28% de la population mondiale sera en situation de péril vital.

Les GES

La vapeur d’eau, qui fluctue entre 0,4% et 4%, est le principal gaz à effet de serre présent dans l’atmosphère.
100 ans pour que le Dioxyde de carbone (CO2) disparaisse de l'atmosphère,
☞ 12 ans pour que le Méthane disparaisse de l'atmosphère, ce gaz à effet de serre est 28 fois plus puissant que le CO2,
☞ 12 ans pour que le Chlorodifluorométhane disparaisse de l'atmosphère, ce gaz est 1810 fois plus puissant que le CO2,
☞ 3200 ans pour que l'Hexafluorure de soufre disparaisse de l'atmosphère, ce gaz à effet de serre est 22800 fois plus puissant que le CO2,
114 ans pour que le Protoxyde d'azote disparaisse de l'atmosphère, ce gaz à effet de serre est 298 fois plus puissant que le CO2,
100 ans pour que le Dichlorodifluorométhane disparaisse de l'atmosphère, ce gaz à effet de serre est 10900 fois plus puissant que le CO2,
50000 ans pour que le Tétrafluorométhane disparaisse de l'atmosphère, ce gaz à effet de serre est 7390 fois plus puissant que le CO2,

En 2016, les émissions de CO2 dans le monde étaient de
16999 Gt en Asie,
6138 Gt en Amérique du Nord,
6067 Gt en Europe et ex-URSS,
2911 Gt au Moyen Orient et Afrique du Nord,
694 Gt en Afrique sub-saharienne,
461 Gt en Océanie.

80% des insectes ont disparu depuis 1990 en Europe.
60% : diminution des populations d’animaux sauvages de la planète (oiseaux, mammifères, poissons, amphibiens, reptiles) en 50 ans, un rythme 100 à 1000 fois supérieur au taux naturel.
1 espèce d’oiseau sur 8 est menacée d’extinction sur notre planète.
95% des animaux marins ont ingurgité des déchets plastiques. Le plastique est désormais présent dans 88% de la surface des océans.

62% de l’eau potable provient des eaux souterraines (nappe phréatique superficielle et profonde) et 38% des eaux superficielles (torrents, rivières, lacs)
19% des ressources mondiales en eau douce est consommée par l’industrie,
10% des ressources mondiales en eau douce est consommée par l’énergie.
80% des eaux usées mondiales sont rejetées dans les cours d'eau, lacs et les rivières sans traitement préalable
50% des terres émergées habitables de la planète sont utilisées pour l’agriculture
77% des terres agricoles mondiales sont utilisées pour l'élevage (40 millions de km2).
50% des émissions de CO2 du secteur industriel proviennent de la fabrication d’ammoniac, de ciment, d’éthylène et d’acier
1 : l'industrie du pétrole est la plus émettrice de C02,
2 : l’industrie textile est la 2ème industrie la plus polluante dans le monde avec 1,2 milliard de tonnes de CO2 par an, soit plus que l’ensemble des émissions du transport maritime et aérien international combinés,
15% du tissu fabriqué est jeté à la poubelle,
20% des eaux usées mondiales est due à l'industrie de la mode, l’industrie du textile est le plus grand employeur du Monde avec 23,6 millions de personnes.

 

 


L'an 1

Film français de 1973, réalisé par Jacques Doillon, il est une adaptation de la bande dessinée L’An 01 de Gébé.

Réalisateurs : Jacques Doillon, avec Alain Resnais et Jean Rouch
Scénariste : Gébé
Musique : François Béranger et Jean-Marie Dusuzeau, paroles de Gébé
Distribution : Daniel Auteuil , Josiane Balasko, François Béranger,  Romain Bouteille, Cabu, François Cavanna, Professeur Choron, Coluche, Gérard Depardieu, Gébé, Gotlib, Jacques Higelin, Patrice Leconte, Miou-Miou, Daniel Prévost, Philippe Starck, Georges Wolinski etc.

Synopsis
Le film narre un abandon utopique, consensuel et festif de l’économie de marché et du productivisme.
La population décide d’un certain nombre de résolutions dont la première est « On arrête tout » et la deuxième « Après un temps d’arrêt total, ne seront ranimés — avec réticence — que les services et les productions dont le manque se révélera intolérable.

Emblématique de la contestation libertaire des années 1970 le film aborde des thèmes aussi variés que l’écologie, la négation de l’autorité, l’amour libre, la vie en communauté, le rejet de la propriété privée et du travail.

Le film intégral est en accès libre via Peertube, une plateforme alternative à Youtube.


Des ressources pédagogiques

 

Calculer ou estimer son empreinte carbone

Proposé par l'Adème, ce test en ligne permet de se familiariser avec les ordres de grandeur et les impacts carbones de notre vie quotidienne.

En moyenne, en occident, l'empreinte actuelle est de 11 tonnes de CO2eq par personne. Pour limiter l’augmentation des températures à 2 °C, il faut viser dès les prochaines décennies une empreinte carbone à l’échelle mondiale de 2 tonnes de CO2eq par personne.

Ce test a bien entendu des limites, par exemple le mode de production alimentaire, sa localisation n'entre pas dans le calcul, or c'est particulièrement important, idem pour l'électricité, l'industrie textile... mais il permet de comprendre que manger de la viande rouge ou consommer des laitages quotidiennement accentue considérablement notre impact.

 

https://ecolab.ademe.fr/apps/climat/?fbclid=IwAR1kvgBpU8cy-d9gmu6luEnr1LVuWXPkE4_bO7lbLgFYFc5mffkaGo1jQaw

 

D'autres ressources sont accessibles là : https://bonpote.com/comment-calculer-son-empreinte.../...

 

Post-R

En 15 minutes, comprenez l'essentiel des grands enjeux actuels et découvrez les pistes de solutions qui s'esquissent ici et maintenant.

http://futurs-souhaitables.org/post-r/

 

TV5 monde

Une expérience interactive documentaire vous mettant aux commandes du récit climatique et du destin de 6 individus à travers le monde.

http://climatsoustension.com/

 

 

 

 

 

 


La belle verte (1996) - Coline Serreau

Conte philosophique réalisé en 1996 par Coline Serreau, avec notamment Vincent Lindon, Marion Cotillard, Patrick Timsit, Denis Podalydès, Philippine Leroy-Beaulieu, Francis Perrin, Yolande Moreau, Rufus.

La belle verte aborde les thèmes aussi divers que l’anticonformisme, l’écologisme, la décroissance, le féminisme, l’humanisme, le pacifisme, les valeurs sociales ou encore le rejet des technologies nuisibles, par le biais de dialogues ou de situations humoristiques.

À sa sortie, le film fut vivement critiqué par Télérama comme étant une litanie laborieuse de redites et lieux communs sur notre misérable existence. Depuis, le film a connu une importante deuxième vie sur internet où il fut sous-titré en de nombreuses langues et vu près de 3,5 millions de fois. Ce contraste entre l’accueil froid lors de sa sortie en 1996 et son succès au début du XXIe siècle fit dire à Coline Serreau en 2009 que le film « était trop en avance » sur son temps.

Le film intégral est en accès libre via Peertube sur Parleur.net, une plateforme alternative à Youtube.


Bruno Latour

Bruno Latour philosophe, sociologue, professeur émérite associé au medialab de Sciences Po défend la théorie de l’acteur-réseau, développe le concept de « non-humain » débouchant sur une vision particulière de l’écologie politique.

Dernières interventions

24/09/2020

 

23/08/2020 Dialogue à la Manufacture d’idées sur le nouveau régime climatique

 

 

30/03/2020

 

29/03/2020


🔗  Suivre toutes les actualités sur bruno-latour.fr [en ligne]. [s. d.]. [Consulté le 29 septembre 2020]. Disponible à l’adresse : http://www.bruno-latour.fr/fr.html


Les pollutions en France

Recensement des articles publiés en 2020 sur la thématique des pollutions en France, avec un focus spécifique en Nouvelle-Aquitaine et en Gironde

 

23/09/2020

La cour des comptes épingle la politique en matière de réduction de la pollution de l'air de l’État français. Et ce n’est pas la première fois que la France est critiquée pour son manque d’effort en la matière. En juillet 2020, le Conseil d’État avait ordonné au gouvernement de prendre des mesures pour réduire la pollution de l’air, sous astreinte de 10 M€ par semestre de retard. En mai dernier, la Commission européenne lui avait reproché de ne pas avoir transposé correctement dans la législation la la réduction des émissions des principaux polluants : des particules fines, des oxydes d’azote (NOx, du dioxyde de soufre (SO2) de l’ammoniac (NH3).

 

https://reporterre.net/Pollution-de-l-air-l-Etat-francais-toujours-aussi-inefficace

 


 

23/09/2020

https://reporterre.net/Neonicotinoides-la-mobilisation-contre-le-projet-de-loi-s-intensifie

 


 

23/09/2020

Si de plus en plus de pesticides sont interdits au sein de l’Union Européenne en raison des risques sanitaires et environnementaux , les entreprises européennes de l’agrochimie continuent pourtant de produire massivement ces substances qu’il faut écouler, ailleurs…

 

https://mrmondialisation.org/lue-exporte-massivement-des-pesticides-interdits-sur-son-territoire/

 


 

10/07/2020

https://www.conseil-etat.fr/actualites/actualites/le-conseil-d-etat-ordonne-au-gouvernement-de-prendre-des-mesures-pour-reduire-la-pollution-de-l-air-sous-astreinte-de-10-m-par-semestre-de-retard

 


 

30/05/2020

La comptabilité carbone est relativement complexe, un article qui permet d’en comprendre la complexité et ses limites. Prenons par exemple une approche basée sur la consommation qui tient compte des échanges, attribuant à chaque pays les émissions dues à la production de ce qu’il consomme, en lui octroyant les émissions des produits qu’il exporte et qui seront consommés ailleurs. On appelle cela l’empreinte carbone. En France, comme nous importons plus de produits que nous n’en exportons, notre empreinte carbone est supérieure à l’inventaire national :

https://bonpote.com/qui-pollue-total-ou-le-citoyen/

 

Voir aussi la vidéo 8 :  La comptabilité carbone - Cours des Mines 2019 - Jancovici

 


 

28/05/2020

Bruxelles reproche à la France de ne pas avoir transposé correctement dans le droit français toutes les exigences de la directive européenne de 2016 concernant la réduction des émissions nationales des principaux polluants atmosphériques. Il s’agit des particules fines (PM2,5, de diamètre inférieur à 2,5 micromètres), particulièrement nocives, car elles pénètrent profondément dans l’organisme ; des oxydes d’azote (NOx) issus majoritairement du transport routier ; des composés organiques volatils non méthaniques et du dioxyde de soufre (SO2) rejetés par les activités industrielles et de l’ammoniac (NH3), émis principalement lors des épandages agricoles. Lors du confinement, malgré la chute du trafic automobile, des pics de pollution ont ainsi été observés dans certaines régions en raison de traitements à base d’engrais et autres fertilisants.

https://www.lemonde.fr/planete/article/2020/05/28/pollution-de-l-air-la-france-de-nouveau-dans-le-collimateur-de-la-commission-europeenne_6040976_3244.html

 


 

14/02/2020

https://www.conseil-etat.fr/actualites/actualites/le-conseil-d-etat-refuse-de-suspendre-l-arrete-fixant-les-distances-minimales-de-securite-pour-l-epandage-des-pesticides

 


Mobilité bas carbone

24/09/2020

 

http://maplanete.blogs.sudouest.fr/archive/2020/09/24/semaine-europeenne-de-la-mobilite-comment-ca-se-passe-dans-l-1078570.html

22/09/2020

A Bordeaux, ces anciens livreurs Deliveroo et Uber Eats ont monté leur coopérative.

https://www.brut.media/fr/news/d-anciens-livreurs-deliveroo-et-uber-eats-montent-leur-cooperative-0332e07d-f52e-4bc4-b9ac-16b6a9b3e9f7

 

04/02/2020

The Shift Project met à disposition des collectivités territoriales et de ses décideurs, un Guide pour une mobilité bas carbone. Ce document a pour vocation de mettre en évidence les leviers pour les villes de moyenne densité pour parvenir rapidement à un report modal de la voiture en solo vers des modes actifs ou partagés.

Cela implique d’adopter une approche systémique s’appuyant sur la complémentarité des modes et des actions mises en place. C’est pourquoi, pour parvenir à détrôner l’automobile dans les usages, 3 axes d’actions sont à mettre en œuvre conjointement dans les zones de moyenne densité:

  • Déconstruire le « système voiture » en agissant sur l’urbanisme pour réduire les distances et sur les règles fiscales pour les rendre incitatives à l’usage de modes décarbonés, tout en rendant moins attractive la voiture en solo ;
  • Développer un système de modes actifs et partagés : marche, cycles, transports en commun, covoiturage ;
  • Susciter et accompagner le changement de comportement par des actions de communication et de pédagogie, et en accompagnant la mise en place de Plans de Mobilité Employeurs (PDM).

Ce travail a été élaboré à partir de 5 études de cas, dont les trois premières sont en ligne (Étude de cas de la Communauté d’Agglomération de la Région Nazairienne et de l’Estuaire (CARENE) ; Étude de casde la Communauté Urbaine d’Arras ; Étude de cas de Grenoble-Alpes Métropole). Les deux dernières seront publiées au premier semestre 2020 (Étude de cas de la Communauté Urbaine de Poitiers ; Étude de cas de l’Eurométropole de Strasbourg).

 

04/04/2019
Des vélos collectifs pour le service de ramassage scolaire avec S'Cool Bus

https://www.brut.media/fr/entertainment/des-velos-collectifs-pour-aller-a-l-ecole-e44ae982-5014-475b-afc8-e296344d843d


Guide pour une mobilité quotidienne bas carbone : le rapport du Shift pour les collectivités. In : The Shift Project [en ligne]. 4 février 2020. [Consulté le 20 mars 2020]. Disponible à l’adresse : https://theshiftproject.org/article/guide-mobilite-quotidienne-bas-carbone-rapport-shift/.

Une Étude comparative de l’impact carbone de l’offre de véhicules » est mise à disposition dans sa version intermédiaire (V1)  et vise elle aussi à éclairer la décision publique.


Vers une cité végétale / Luc Schuiten

Mam

Luc Schuiten, architecte et dessinateur imagine le futur proche de nos villes et campagnes à l’horizon 2100 et suggère des solutions pour les transports publics et individuels de demain. A la croisée de l’écologie et  de la science-fiction, il propose des formes d’habitat archiborescent.

« J’ai commencé à réfléchir à ce que serait l’aboutissement de mon travail d’architecte, si j’avais les moyens techniques et financiers pour réaliser une maison libérée des contraintes techniques de sa construction. J’ai donc entrepris de dessiner des habitations qui sont complètement en phase avec le vivant. Ces études d’habitat nature ont été regroupées sous l’appellation d’habitarbres, car toutes s’articulent autour de l’ossature d’arbres vivants aux formes guidées par des tendeurs, des tuteurs, des tailles et des greffes. »

« Comment retrouver une part de nature dans les centres urbains, constitués presque exclusivement de matériaux minéraux ? J’ai tenté de répondre à cette question par différentes propositions de jardins verticaux, conçus pour les chancres urbains de Bruxelles. 20 ans plus tard, j’ai repris ce même thème. Et j’ai rajouté une difficulté supplémentaire, celle d’y loger des sans-abris. C’est inacceptable de laisser dans les rues des gens, accidentés de la vie, abandonnés à leur triste sort, dans des conditions pénibles et indignes. La ville doit agir avec empathie vis-à-vis de tous ses résidents. Mon atelier d’architecture, a répertorié plus de 300 petits chancres à Bruxelles et a fait de multiples propositions, pour montrer à quel point la ville gagnerait en réhabilitant ces lieux pour y loger des sans-abris. La construction est préfabriquée avec des matériaux biosourcés, principalement du bois, du chanvre, de la chaux et de la paille, les toitures sont végétalisées, tout comme les escaliers extérieurs. Chaque palier est en même temps un petit balcon qui permet à l’ex sans-abri de garder le contact avec la rue et de se retrouver dans un environnement qu’il a connu si longtemps, mais avec un regard inversé. Il a longtemps regardé passer les gens de bas en haut. De son logement, il va regarder la rue de haut en bas. En inversant le regard, on inverse en même temps l’attitude, le comportement, la prestance du nouveau locataire. Une partie de ces projets sont actuellement en étude à Bruxelles. »

Un projet Archi Human à Evere

« J’ai dessiné une pergola à la forme inspirée de mes premiers projets d’habitarbres. Sa structure est constituée de fer à béton soudé envahi par des plantes grimpantes. La nuit, ce lieu de rendez-vous s’éclaire de milliers de petites LED reparties dans le feuillage. Créer dans les espaces urbains des œuvres à l’identité forte pour marquer des points de repère, rendre la ville plus conviviale, mais aussi nous lier émotionnellement à un lieu, devrait être la préoccupation des aménageurs des espaces publics. »

La pergola de la place Fontainas

J’imagine les villes dans lesquelles j’aimerais vivre (…), une ville côtière, par exemple, aux contours inspirés par les formes des vagues, dont les habitats à l’allure organique seraient dotés de verrières translucides, et dont les structures seraient formées d’arbres vivants (…) un vaste écosystème à l’image de ce que l’on trouve dans les récifs coralliens.

« L’alternative aux constructions-futurs déchets sont des bâtiments érigés à partir de matériaux renouvelables tels que les structures bois, l’isolation par paille ou chanvre, les toitures végétales ou toits de chaume, les enduits en terre et chaux. Grâce à ces matériaux naturels, les bâtiments sont respirants, tels notre peau. A l’opposé, les bâtiments en béton,  en acier, ou en autre composite, utilisent des matériaux transpirants. Ils conservent l’humidité que nous dégageons et nous imposent d’installer, pour corriger ce défaut majeur, une ventilation mécanique contrôlée. J’imagine, pour un futur biomimétique, une habitation pourvue d’une structure arborescente et refermée par une sorte de cocon, un bio textile. Malgré que nous n’ayons pas actuellement les moyens techniques pour réaliser ces visions prospectives, je peux déjà les projeter par le dessin. Si le plan d’un architecte est une anticipation d’un futur souhaité, dessiner un futur imaginaire, c’est accomplir la toute première étape vers sa réalisation. Le bambou est un matériau de construction magnifique.  Il pousse excessivement vite, en deux ou trois saisons, il a atteint sa taille maximum et peut servir de structure portante à des habitations. On peut le refermer par un bio textile pour confectionner des habitations. »


 

Schuiten Luc, Vers une cité végétale. Belgique : Wavre, 2010. 1 vol. (164 p.) : ill. en noir et en coul. ; 27 cm. ISBN13: 9782804700539

Voir aussi :